Structures
gravitationnelles
Le
concept, les origines
1
- Présentation du concept - 1998
"La Relativité dans tous ses états" page 163
Les conséquences de la théorie de la Relativité d'échelle
ne concernent pas que l'infiniment petit : comme nous l'évoquerons pour
finir, elle permet aussi de jeter une lumière nouvelle sur la cosmologie
(domaine des très grandes échelles de longueur et de l'univers
pris dans son ensemble), ainsi que sur le problème général
de la formation et de l'évolution des structures, en particulier gravitationnelles.
En effet, l'une des conséquences possibles de cette approche de cette
approche est que des lois quasi quantiques pourraient s'appliquer également
dans le domaine macroscopique. Il ne s'agit bien sûr pas d'appliquer d'appliquer
la théorie quantique telle que nous la connaissons actuellement, avec
toutes ses propriétés et paradoxes. Il n'en est pas question,
précisément parceque notre analyse permet de mettre en évidence
tout ce qui, dans la théorie quantique, doit être attribué
à la nature particulière des objets auxquels on l'applique dans
le domaine microscopique (élémentarité, identité,
non-localité, indiscernabilité.....). mais cette analyse, inversement,
permet aussi de montrer que les équations fondamentales de la mécanique
quantique (équations de Schrödinger, de Klein-Gordon et de Dirac)
ont un caractère d'universalité. Comme l'a également montré
le physicien canadien G. Ord, ces équations peuvent être obtenues
indépendamment de l'ensemble de l'interprétation de la mécanique
quantique standard. Elles peuvent ainsi avoir des domaines d'application élargis
dans un contexte différent et avec une interprétation différente
: dans une telle approche quasi quantique, si l'on perd la prédictibilité
des trajectoires individuelles, cela est largement compensé, comme nous
le verrons, par la capacité nouvelle de la théorie à prévoir
l'émergence de structures.
2 - Pour les plus savants, le détail dans le
livre :
Nottale, L., 1993, (World Scientific,
1993), 333 pp.
"Fractal Space-Time and Microphysics:
Towards a Theory of Scale Relativity."
3
- Une présentation "grand public" - journal "Eureka"
septembre 99
L'un des plus important succès obtenus par les fractales vient, semble-t-il
de l'astrophysique. Laurent Nottale, de l'observatoire de Paris-Meudon, a démontré
que l'idée que l'espace (généralisé à l'espace-temps,
soit le cadre à 4 dimension de l'univers) possède une géométrie
fractale permettait de résoudre l'un des principaux problèmes
de la science au XX siècle. Pourquoi la physique se scinde-t-elle en
deux selon qu'elle traite des petites échelles - c'est alors la mécanique
quantique qui s'applique - ou des grandes échelles - où rien ne
remplace la théorie de la Relativité ? Parceque l'espace (l'espace-temps)
est fractal et possède donc des propriétés différentes
à différentes résolutions. Laurent Nottale a en effet démontré
que certains phénomènes quantiques affectant les particules subatomiques,
comme l'impossibilité de prévoir autrement que de façon
probabiliste leur position, peuvent s'expliquer comme une conséquence
du caractère fractal de l'espace-temps : il existe alors plusieurs chemins
les plus courts entre 2 points, que pourront emprunter indifféremment
les particules, et non un seul, comme aux grandes échelles. Toutes ces
vues ont, semble-t-il, fait preuve de leur validité puisque, appliquées
à l'univers, elles permettent de prévoir à quelle distance
de leur étoile les planètes doivent prérentiellement se
trouver. Le calcul des positions de planètes totalement inconnues, découvertes
depuis 3 ans en dehors de notre système solaire, a entièrement
confirmé ces prévisions.
Prédire la place des planètes extrasolaires - La distance d'une
planète à son étoile n'est pas totalement aléatoire,
a découvert Laurent Nottale : elle est fonction de la masse de l'étoile.
De même qu'en mécanique quantique on ne sait déterminer
la position d'un électron autour du noyau d'atome que de façon
probabiliste, les planètes ont plus de chances de se trouver sur certaines
orbitales que sur d'autres.